Jeudi 7 juillet 2011
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18:59
Nombreuses sont les femmes à travers le monde qui subissent chaque jour des
violences.
Une liste non exhaustive de ces actes :
Mutilations génitales féminines, actes barbares qui permettent aux exciseuses une
source de revenu et un statut au sein de la société.
Mariages forcés de mineures qui n’ont même pas atteint une maturité sexuelle
adulte, mais la dote est si bonne.
Crimes d’honneurs car la femme a osé dire « non » alors,
on la vitriole ou on la lapide… réalité économique avant tout, la pierre, ça rapporte aussi.
Prostitutions obligatoires, encore une question d’argent qui favorise l’industrie du
sexe.
Violence contre les femmes lesbiennes, actes hors nature pour certains.
Traite des femmes, violence conjugale etc.
Qu’ils soient physiques ou moraux, ces actes répréhensibles déontologiquement et
humainement restent néanmoins dans certaines contrées encore impunis et le pire, ils sont tout à fait légaux, couverts par des coutumes, des traditions et
des cultures dignes d’un autre âge.
A ces maux, aucune frontière géographique, aucune barrière sociale, aucun frein à
leurs propagations si ce ne sont quelques voix qui se lèvent ci et là pour témoigner de ces ignominies.
Que peut-on y faire surtout lorsque ceux-ci se déroulent à des milliers de kilomètres
de nos chaumières ? Et que doit-on faire lorsque c’est chez nous que cela se passe ?
Dans notre pays, notre village, notre quartier, notre foyer, cet âtre douillet de nos
consciences qui préfèrent rester aveugles aux cris de douleurs de nos sœurs, de nos mères, de nos filles et ainsi se protéger de toute répression future.
Hé bien, seule la volonté de faire tomber ces tabous sur la violence domestique
pourra arriver à bout de ce fléau et ce, en quelque pays que ce soit.
Il faut parler, citer, dévoiler, témoigner de tous ces crimes exercés contre la gente
féminine, créatrice de vie par excellence et à laquelle on oppose l’irrespect machiste.
La violence domestique s’est fortement développée au cours des dernières années et
malgré cela, les menaces, les abus, les coups, les viols et les meurtres commis contre des femmes au sein du couple, de la famille ou du simple partenariat
social sont trop souvent considérés comme des sujets ne relevant pas des droits humains. Qu’on se le dise, dans notre
société c’est aujourd’hui encore le cas.
Le droit à l’intégrité physique et psychique, le droit à la liberté, à la sécurité de
la personne, le droit à la santé, le droit à ne pas subir la torture ou d’autres traitements humiliants restent malheureusement d’actualité de nos jours et
ces droits ne sont encore que des concepts.
La violence domestique n’est pas un problème de vie privée, non
c’est une problématique publique qu’il faut résoudre au plus vite et cela en ouvrant les consciences.
C’est le but de cette création épurée.
Une silhouette féminine, entravée des pieds à la tête par des fers qui ne laisse
aucune possibilité de mouvement et ne laisse apparaître qu’un corps torturé, offrant à la vue certaines de ses parties…on imagine la suite !
Une poitrine généreuse et stylisée, évidée de son cœur. À quoi lui
servirait une âme ?
Une tête sans visage réduite au plus utile de sa fonction. À quoi lui servirait la
réflexion ?
On possède alors l’esclave parfait, le jouet idéal.
Une restriction de mouvement faite aussi par ces fers à chevaux
(fameux porte bonheur), car il va de soit que notre victime à le devoir de se sentir heureuse dans sa condition de femme soumise.
Une sculpture qui se veut être un témoignage affligeant de notre société moderne qui
malgré son histoire laisse encore aujourd’hui exister ces abominations, cet avilissement, ces injures faites aux Femmes en l’an de grâce 2011 après J.C.
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